Quand développer une pensée complexe… rend heureux !

La philosophie c’est quoi ?

Mise en mouvement de la pensée, la philo est surtout une manière d’interroger le monde et ce qui le constitue.

 

Sur la page d’accueil, je vous ai présenté un bref résumé de ce qui caractérise la démarche philosophique telle qu’elle structure le rythme et le contenu de mes ateliers d’écriture. Si vous voulez (re)lire ces quelques lignes d’introduction, c’est par ici.

 

Avant de développer davantage en quoi consiste la démarche philosophique, rappelons-en, tout d’abord, son origine

 

Quelle est l'origine de la philosophie ?

Il y a plus de 25 siècles, un vieil homme qui se promenait pieds nus, été comme hiver, et qui passait son temps à discuter et à débattre dans la rue a fait trembler la cité athénienne, une des plus grandes puissances militaires et culturelles du monde.

Cet homme est le père de la philosophie : il se nomme Socrate. On ne le connait que par les écrits de son disciple, Platon.

Etymologiquement, la philosophie c’est  l’amour (philia) du savoir et de la sagesse (sophia).

Pourquoi cet amour du savoir a-t-il été envisagé comme une menace par une cité aussi évoluée qu’était la Grèce antique au point de faire condamner à mort Socrate ? Pour répondre à cette question, il faut préalablement s’intéresser à ce que cet individu a découvert de si extraordinaire pour qu’on lui attribue la paternité de cette discipline. Des savants, la Grèce en comptait déjà avant lui, et de forts brillants ! Thales et Pythagore dans le domaine des mathématiques et de l’astronomie, Hippocrate dans celui de la médecine, Démocrite dans celui de la physique… Sans oublier les grands auteurs de l’Antiquité : Sophocle, Euripide, Eschyle, dont les œuvres inspirent les plus grands penseurs encore aujourd’hui.

Bref, l’amour du savoir et de la connaissance préexistait à Socrate. Mais, à la différence de ses prédécesseurs, Socrate va appliquer la démarche du raisonnement à des questions autres que celles des astres, des nombres ou des figures géométriques. Il va raisonner sur l’existence humaine : la justice, l’amour, la beauté, le temps, la vérité, le langage…

Surtout, Socrate ne ne pose jamais en détenteur du savoir ou de la vérité. Par ses questions, il nous révèle à quel point ceux qui prétendent détenir la vérité absolue sont des imposteurs. Notre curiosité n’est plus seulement dirigée vers l’explication du monde mais vers l’homme qui cherche lui-même. Chacun est alors invité à s’interroger sur sa propre conscience du monde et de tout ce qui le constitue. Ainsi la philosophie est née de ce questionnement sur son propre savoir, sur ses propres pensées. Or, la plupart du temps, ce questionnement entraine la prise de conscience qu’il s’agit  d’un non-savoir. Et cette prise de conscience suscite une quête de vérité dans son authenticité.  Cette quête, c’est ce que Socrate appelle la maïeutique, l’art de faire accoucher des idées. Le philosophe ne met pas plus une idée dans la bouche de son élève que la sage-femme  ne donne un bébé à sa mère. Il s’agit au contraire de lui permettre de donner naissance à son propre bébé ; comme à l’élève de cheminer, à travers une démarche de questionnement, vers un peu plus de vérité.

Avec Socrate, pour la première fois, il devient nécessaire de justifier rationnellement ses idées. Il ne suffit plus de croire aveuglément, mais au contraire  de construire son propre discours avec des arguments les plus rationnels possibles.

Par la seule force de ses questions, Socrate fait vaciller une des cités les plus puissantes et les plus avancées du monde antique. Il fut condamné à mort au motif qu’il corrompait la jeunesse. Mais la véritable raison, c’est qu’il remettait tout en question : la nature et le droit du pouvoir, l’autorité, la religion, l’idée qu’on se faisait des dieux, de la vertu, du bien et de la justice, du mal et de l’injustice. N’épargnant rien, cette démarche de questionnement avait évidemment une portée politique. C’est pourquoi on le jugea dangereux.

Philosopher, c’est tenter de penser le plus librement possible, c’est progressivement s’émanciper de toutes les croyances et de toutes les idéologies qui limitent notre perception du monde.

Socrate est le premier à s’étonner de cette caractéristique de l’être humain qui consiste à pouvoir diriger sa vie, à orienter ses actes selon des voies qu’il lui faut trouver lui-même.

Le propre de l’homme serait donc précisément de se donner pour objectif de construire, progressivement, une pensée la plus vraie, la plus libre possible. Celle-ci relève d’une capacité de discernement, d’analyse, jamais définitivement acquise. Toujours perfectibles, nos pensées sont toujours plus ou moins respectueuses de ce qu’il convient d’appeler ‘le vrai’.   Surtout, pour cheminer vers ce dernier, il faut vraiment vouloir s’en rendre capable. Et cela relève d’une éthique qui modifie en profondeur notre manière de vivre…

C’est donc à toute une modification intérieure à laquelle Socrate nous invite.

La philosophie est surtout une pratique, un exercice de la pensée.

Nous sommes, pour la plupart d’entre nous, convaincus de l’importance de l’hygiène corporelle qui renvoie à une diversité de pratiques, allant de la simple douche à l’équilibre de nos repas en passant par l’exercice physique voire sportif.

En revanche, nous sommes beaucoup moins nombreux, pour ne pas dire rares, à être réellement conscients des puissants bienfaits de l’hygiène spirituelle ou intellectuelle pour :

– fortifier notre esprit d’analyse et notre capacité de recul critique

– évacuer les pensées stériles voire toxiques, les représentations affaiblissantes voire destructrices de notre énergie vitale.

 

Or, développer ce type d’hygiène par la pratique d’exercices de pensées est précisément un des objectifs de la philosophie, et ceci dès son origine.

 Pour développer et maintenir une bonne hygiène de pensée, les Grecs de l’Antiquité pratiquaient ce qu’ils appelaient des exercices spirituels. Il s’agit par exemple de l’examen de conscience d’Epictète, les dialogues socratiques, l’écriture d’un journal de ses pensées avec Marc Aurèle.  De manière générale, il s’agit de passer au crible d’une critique rationnelle et méthodique l’ensemble de ses propres représentations, souvent impensées, sur lesquelles nous fondons notre existence au quotidien. Bref, les exercices spirituels sont à la pensée ce que la gymnastique est au corps.  

Surtout, en modifiant notre manière de penser, nous métamorphosons également en profondeur notre façon de vivre.

Il n’y a aucune raison de croire qu’une bonne hygiène intellectuelle est moins utile à notre époque qu’à celle de Socrate. Tout nous montre, précisément, le contraire !

Premièrement, nous avons davantage de temps pour développer la richesse de notre vie intellectuelle. N’oublions jamais que, jusqu’à une époque récente, le travail occupait la quasi-totalité de la vie éveillée pour la majorité des gens ; c’est d’ailleurs encore le cas dans beaucoup de pays aujourd’hui.

Deuxièmement, la quantité d’informations en tous genres, la diversité de nos représentations face aux mêmes événements, la dématérialisation exponentielle de nos sociétés contemporaines accordent à la sphère du mental un poids de plus en plus important. 

Comment ne pas subir ce poids ?

Comment garder une pensée critique, libre et créative, face à tant d’influences, de sollicitations, et parfois de manipulations dont la quantité et la variété sont au-delà de notre capacité d’imagination, et donc a fortiori au-delà de notre faculté de compréhension ? 

 

Ce que penser n'est pas

Avant de définir ce que signifie réellement penser, commençons par définir ce que n’est pas penser. Souvent, on croit penser alors qu’on fait autre chose ; d’où parfois ce sentiment de manque, d’insatisfaction chronique qui perdure après certaines lectures, discussions ou activités culturelles et artistiques. Certaines d’entre ces dernières peuvent être complémentaires de l’activité de penser sans pouvoir, néanmoins, la remplacer.

 

Penser n’est pas calculer ou résoudre des problèmes, à moins que les problèmes soient librement choisis comme cela peut être le cas en mathématiques, en sciences ou en philosophie. Le reste du temps, comme au travail ou dans notre sphère familiale, ces problèmes sont subis et sont la combinaison de différents aspects :  techniques, psychologiques, pratiques, matériels, logistiques, hiérarchiques, administratifs, etc.

Tissés de multiples composants, ces problèmes échappent souvent à notre complète maitrise, et nous procure le sentiment de notre impuissance. La plupart du temps, nous ne pouvons, en effet, en traiter qu’un aspect. Par ailleurs, ils surgissent aléatoirement et nous obligent à les aborder au jour le jour, de manière chaotique, selon nos moyens et nos disponibilités, nous laissant une sensation, plus ou moins douloureuse, d’inachevé.

Penser n’est pas juste lire un roman ou regarder un film même lorsqu’ils sont déclarés « d’intellos ». Lire, même lorsqu’il s’agit de littérature de haute volée, est différent de penser ; c’est une forme de divertissement du fait de la narration qui vous emporte dans une sorte d’ailleurs. C’est un plaisir intellectuel, certes, et un ‘bon’ roman offre une grande variété de matières potentielles pour penser sans être directement de la pensée. Pour cela, faut-il encore prendre sa plume, même débutante, même maladroite, et construire ses propres réflexions générées par la lecture.

La littérature est un excellent moyen d’illustrer des idées d’une incommensurable diversité, de développer son vocabulaire, de s’ouvrir au monde, de s’échapper d’un réel aliénant, de développer sa sensibilité. Les apports et la richesse des œuvres de littérature sont immenses sans que leur lecture soit, en tant que telle, un exercice de pensée.

 

Penser n’est pas non plus avoir une « discussion intéressante » ou même « profonde » au hasard de nos rencontres avec d’autres personnes. Cela peut être stimulant, donner de nouvelles idées, nous montrer de nouveaux chemins de vie, d’action, de réflexion. Mais le caractère spontané et improvisé de ces discussions donne rarement le temps et les conditions nécessaires à la construction d’une pensée véritable.

 

Penser n’est pas davantage réaliser une introspection ou écrire un journal intime, ou encore parler avec un psychologue. Les démarches d’introspection peuvent être très fécondes pour identifier ses propres schémas mentaux et les réorganiser autour de nos désirs profonds et fondamentaux. Mais penser, c’est bien autre chose !

Ce que penser, se questionner, philosopher est

Penser suppose de ne pas se limiter à la singularité de son propre fonctionnement.  La démarche de questionnement philosophique porte toujours sur un « au-delà de soi » en interrogeant la légitimité, la véracité, la justesse, l’authenticité de ses propres représentations en les passant au tamis de l’analyse rationnelle et critique.

Pour parvenir à entrer dans ce questionnement, plusieurs voies sont possibles.  Parmi elles, on peut citer la lecture active d’essais philosophiques. Mais pour penser véritablement, pour se questionner en profondeur et entrer dans une démarche philosophique, il est nécessaire d’associer ces lectures à un travail de déconstruction-reconstruction de nos représentations mentales impactées par les différents contenus de nos lectures. C’est pourquoi, un travail d’écriture est particulièrement aidant et fécond dans la construction de cette démarche. Ce n’est pas un hasard si la dissertation est souvent considérée comme l’acte philosophique par excellence.

Participer à mes ateliers peut être une façon de s’exercer progressivement, tout en douceur, à ce travail combinant réflexion et écriture sans se conformer à l’académisme traditionnelle de la dissertation. 

Quoi qu’il en soit, penser, philosopher ou se questionner (ces 3 verbes sont, ici, synonymes) suppose une pratique qui ne peut pas se limiter à la découverte de la pensée des auteurs aussi profonde et pertinente soit-elle. Ainsi, la nature profonde de l’acte philosophique est à l’articulation du théorique et du pratique, de la connaissance et de l’action. Or, écrire à partir de questions philosophiques est précisément au coeur de cette articulation : c’est une pensée en action !  

 « La philo, très peu pour moi ! »

La philosophie est souvent perçue comme une discipline complexe, réservée à une élite intellectuelle.

Cependant, dans mes ateliers de philosophie, j’ai à cœur de montrer qu’elle peut être accessible à tous, indépendamment de son niveau de connaissance.

Ma démarche repose sur une approche pédagogique, ludique qui privilégie avant tout l’écriture, l’échange et la réflexion collective. Loin des cours traditionnels de philosophie à Paris ou ailleurs, mes ateliers de philosophie pour adultes visent à rendre la philosophie vivante et dynamique.

Je mets l’accent sur la philosophie pratique, une philosophie qui se fait dans l’action, dans des jeux d’exercices d’écriture et dans la confrontation des idées. Chaque atelier est conçu comme un espace de réflexion, où chacun est invité (s’il le souhaite) à partager ses écrits et ses questionnements et à penser ensemble. Cette approche permet à des personnes, aux âges et aux parcours extrêmement variés, de se (re)connecter à la philosophie comme une source de sens et de réflexion sur leur propre vie.

 

 

Ici, loin des cours de philosophie ‘obscurs’, nous aimons articuler les idées à la réalité de nos vies !

Philosopher est un acte concret d’émancipation, qui permet d’apprendre à questionner son rapport à soi, aux autres et au monde. Philosopher consiste à se forger progressivement des outils d’analyse critique et constructive qui aident à un meilleur discernement, à des choix plus éclairés, à des émotions plus apaisées, à des actions plus nuancées.

 

Stylosophie : Un lieu d’échange et de réflexion

Fruit de ma passion pour la philosophie et de mes années d’expérience dans la transmission de cette discipline, Stylosophie est un espace où les idées prennent vie, où chacun peut approfondir sa capacité à penser librement et par soi-même, dans une ambiance chaleureuse et conviviale. À travers ces ateliers de philosophie créatifs, je souhaite vous rendre la philosophie accessible et vivifiante. Alors si vous souhaitez découvrir de quelle façon l’acte de philosopher peut vous aider non seulement à  mieux réfléchir mais aussi à mieux vivre, inscrivez-vous à une séance d’essai de votre choix.

Attention les places sont limitées à 8 personnes pour favoriser justement cette convivialité qui constitue l’ADN de ces ateliers de philosophie.

Une question ? Je m’engage à vous répondre personnellement.

Pour toute information supplémentaire, avant ou après avoir réservé votre place, n’hésitez pas à me contacter.

J’ai hâte de vous accueillir à Stylosophie pour vous montrer comment peuvent s’entremêler des apports dignes d’un véritable cours de philosophie avec une dynamique d’un atelier d’écriture créative et la chaleur de stimulants débats d’idées entre personnes bienveillantes.