En finir avec les chaînes de l’oppression

Nicolas, Polyphonie, Qu'est-ce que le féminin ?

Le féminin, pour beaucoup d’individus en général et nombre d’hommes en particulier, c’est d’abord un impensé niché dans un angle mort. Qu’on le veuille ou non, sur Terre, l’histoire du vivant s’est enracinée dans le terreau d’une différence ontologique : celle des caractéristiques sexuelles mâles et femelles.

De cette différence, et de manière quasi universelle, l’humanité a établi des polarités. Ces polarités sont devenues des rivalités ; ces rivalités, des violences. La verticalité, propre et nécessaire aux enjeux qui structurent et facilitent l’établissement et la continuité des sociétés humaines, s’est muée en hiérarchie des individus entre eux et la différence ontologique est devenue la mère de toutes les oppressions et soumissions à travers les millénaires et les civilisations. Mais qui peut affirmer que la course de l’histoire aurait été radicalement différente si l’oppresseur originel n’avait pas été un homme ? Peut-être suis-je pessimiste, car fervent croyant que l’homme est une femme comme les autres et donc que l’oppression n’est pas en elle-même un phénomène genré, mais bien une dynamique très humaine.

Aussi, je réponds à la question du jour : « Qu’est-ce que le féminin ? » Le féminin, sans plus que l’on se borne à essayer d’en statuer l’origine naturelle et/ou culturelle, ou encore qu’on le définisse par contraste avec le masculin, doit désormais être avant tout envisagé comme un phénomène politique et un construit culturel en rupture avec l’histoire et dont la substance se résume à « mettre fin à toutes les oppressions ».

Nicolas

Atelier Stylosophie « Qu’est-ce que le féminin ? »